HISTOIRE

ORIGINES DU VILLAGE

Les origines connues du village remontent à l’occupation romaine, et son nom est tiré de son premier occupant « Nasiniano » qui avait construit un castrum au plus haut de la colline. Le village était alors situé au lieu-dit Saint Alban emplacement de l’actuel lotissement éponyme.

 

Après le départ des romains, petit à petit ce castrum a évolué en château féodal, et les villageois ont abandonné l’ancien site pour venir construire en circulade autour de l’église et du château féodal afin de rechercher la protection de ce dernier.

 

En 1187, à la suite d’une guerre ruineuse contre son suzerain, Bernard Aton VI a du céder ses terres à Pierre de Raimond, évêque d’Agde, et c’est à compter de cette date que les Evêques d’Agde ont été Comtes et Seigneurs de Nézignan. Le nom du village a alors évolué en Nézignan de l’Evêque, puis Nézignan-L’Evêque, sauf pendant la révolution où il a été débaptisé en Nézignan le Libre.

 

Le village était alors fortifié en enserré de remparts qui ont été petit à petit démolis au début du 19ème siècle pour faire place à des maisons d’habitation (côté droit de la rue Jean Jaurès – Rue Gambetta – Rue des Forgerons). Le village oscillait alors entre 600 et 700 personnes jusqu’à la construction des quartiers de l’Avenue de Pézenas, de l’Avenue d’Agde, et autour de la Fontaine Vieille à la fin du 19ème siècle.

 

Information recueillie auprès de Monsieur Claude BOUTY, de l’association NAFDA.

CONSTRUCTION DU VILLAGE

Construit sur l’emplacement d’un domaine gallo-romain « Nesignanum », ce village de plus de mille habitants, s’est développé autour de son château fort. A partir du XIIème siècle et jusqu’à la révolution, le château a appartenu à l’Evêché d’Agde.

Après les guerres de religion qui ruinèrent le château, les évêques préférèrent la propriété plus confortable de la famille des de Brignac, propriété qui existe toujours.
En 1749, le château vendu par adjudication fut démantelé : l’escalier fut remonté au château de Coussergues. De nombreuses pierres servirent à la construction du vieux Nézignan tel que nous le connaissons actuellement.

Des restes de remparts sont encore visibles dans certaines maisons qui bordent la rue « Autour du Château », et la maison au fond de la placette était probablement une ancienne tour de garde ; la grande maison qui sépare cette placette de l’église possède un sous sol immense identique à la nef romane de l’église avec voûte en berceau et arcs doubleaux ; elle devait probablement servir aux évêques à engranger les dîmes.

Ce village, en « circulade », construit le long des trois fossés et remparts concentriques entourant le château, possède de très belles bâtisses, le plus souvent de style renaissance, avec fenêtres à meneaux, gargouilles et corbeaux ; sur les corbeaux, ou pierres en saillie, situés sous une petite fenêtre placée sous la toîture, les villageois installaient des planches pour faire sécher leurs figues.
D’ailleurs ceux-ci étaient surnommés les « becos figos » (mangeurs de figues).
A présent la culture du figuier est remise à l’honneur dans notre village.